Performance Mentale et Sportive

Il n’existe pas une théorie universelle en psychologie du sport Les différents courants, les origines diverses des intervenants, leur statut (psychologue, médecin spécialisé, sophrologue, Ostéopathe, Coach Sportifs …), leur attachement parfois très fort à certaines méthodes multiplient les approches. Les pratiques relatives au mental sont nombreuses, variées et difficilement évaluables.

Trois plans d’actions

Le Corps : Muscle, Tecniques, Dietetique

L’ Etat Interieur : Emotions, les doutes.

Le Mental : Les Images Mentales

Plan mental et état intérieur
L’athlète visualise (technique d’imagerie mentale interne) une scène où il se voit impliqué dans une action ou une performance tout en ressentant les sensations qui y sont associées. L’athlète peut également être spectateur de son action et se voir réaliser sa performance sans en éprouver les sensations. Cela est utilisé dans le but d’améliorer une performance sportive quel que soit la discipline.
La relation entre la visualisation mentale et la performance ainsi que les autres facteurs d’une préparation à cette dite performance, comme par exemple le niveau de confiance en soi, nécessite d’autres recherches pour préciser celle-ci.
Pour effacer, par exemple, l’image d’une défaite (images parasites) qui induisent de la peur, du découragement ou de la colère etc. on peut :
– Modifier les caractéristiques techniques d’une image parasite et perturbante en faisant varier le niveau visuel pour la rendre au choix, plus floue, plus nette, plus sombre, plus proche, plus claire, plus grande, plus petite etc.
– Ajouter un son en augmentant ou en diminuant le volume, la distance de celui-ci, le timbre, le débit etc. ou en le supprimant.
– Ajouter ou supprimer des sensations tactiles, en diminuant ou en augmentant la masse, la température etc.
– Appliquer une image bienfaisante sur une image perturbatrice afin de rendre celle-ci inopérante donc inaccessible.
On peut également visualiser dans notre cerveau, afin d’apprendre un geste technique, un expert qui servira de modèle afin de s’identifier à lui et en prendre possession pour vivre cette expérience « de l’intérieur » comme-ci on était dans son corps. Le but étant de nous approprier ce geste technique par un ressentis corporelle et émotionnelle.
Ceux qui réussissent, dans la plupart des cas, sont ceux qui ont la mémoire de leur succès. Cela les places dans une position d’attente dans le futur pour que ce reproduise ces succès, leur faisant dire « cela à déjà fonctionné donc cela fonctionnera encore la prochaine fois pour moi ». A l’inverse ceux qui collectionnent les échecs se souviennent d’eux et les projettent dans le futur et reproduisent ainsi souvent un nouvel échec.
Nos performances peuvent être dopés ou diminués par nos émotions. Par exemple chez deux concurrents, l’un par le biais de ses émotions va produire une détermination qui va augmenter ses capacités, et l’autre, à l’inverse, va produire une agressivité exagérée qui rendra ses gestes inappropriés et moins performants. En réalité aucune émotion n’est bonne ou mauvaise elle est simplement aidante ou limitante pour atteindre un objectif d’où l’importance d’une bonne gestion émotionnelle.
Sur ce point également on peut remplacer une émotion qui bloque l’efficacité d’une performance par un autre état émotionnel :
– Court-circuiter un choc émotionnel lors d’une situation particulière par un autre état émotionnel favorable.
– Associer un état émotionnel favorable pour dissocier une situation émotionnelle limitante via un élément de la situation qui servira de déclencheur (exemple d’un athlète qui ressent un malaise dans un stade ou il a déjà vécut auparavant un ressenti d’une grosse défaite pour ne pas dire une branler).
On peut associer par un geste, une image mentale ou encore un son, un déclenchement sur commande d’un état émotionnel avec les sensations que nous vivons au moment-même, ou que nous avons vécu par le passé. Dans le futur lorsque ce geste, ce son ou cette image mentale sera reproduit la sensation associée se réactivera automatiquement.
Notre vécu émotionnel ne sera pas le même selon que les choses sont vécues de « l’intérieur » ou vécues de « l’extérieur » (position perceptuelle « associé » ou position perceptuelle « dissocié »).
Les moments intensément agréables de notre vie peuvent être remémorés en « rentrant dans le film » pour le vivre de l’intérieur (associé) donnant ainsi accès aux cinq canaux sensoriels.
A l’opposé pour réduire l’impact de souvenirs ou de sensation pénibles on peut prendre du recul et faire comme-ci on était à l’extérieur de nous-mêmes (dissocié) donc déconnectés de nos sensations internes.

Diététique
Une nutrition spécifique constitue la base de la performance sportive. Elle donne à la fois le carburant nécessaire pour le travail musculaire et cérébral ainsi que les éléments vitaux à la synthèse et à la réparation des tissus articulaires et musculaires.
Un régime bien équilibré satisfait les besoins énergétiques du sportif ainsi que la prise de suppléments nutritifs pour compléter les performances. Des études sur la physiologie de l’exercice physique, des différentes sources d’énergie alimentaire et  du rôle des nutriments dans les processus de libération énergétique, montrent la nécessité d’une modification diététique associée à des compléments nutritifs dans l’amélioration des performances sportives.
Beaucoup de temps et d’efforts sont consacrés à la recherche de la performance physique et technique maximale, sans y parvenir vraiment, à cause d’erreurs sur le plan nutritionnel.
Conclusion
Le mentale, le physique et la diététique sont étroitement liés et inséparables pour une bonne performance sportive.