Mal de Dos

Ostéopathes, Chiropracteurs, Etiopathes, Thérapies Manuelles, Médecins spécialisés en Vertébrothérapie, Ostéo-thérapie, Vertébrologie. Les patients cherchent très souvent à connaître la différence entre tous ces praticiens, mais dans toutes les disciplines manuelles, il y a forcement des bons et des mauvais praticiens. Seul l’homme fait la différence.

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La Colonne Vertébrale

La colonne vertébrale ou rachis (nom scientifique) est formée de 33 pièces osseuses ou vertèbres empilées les unes sur les autres, et entre lesquelles sont intercalés de petits coussinets cartilagineux et élastiques, les disques intervertébraux.
Les 33 vertèbres se répartissent en cinq groupes :
7 cervicales dans la région du cou;
12 dorsales portant chacune une paire de côtes;
5 lombaires dans la région des reins (lumbi = les reins);
5 vertèbres sacrées intimement soudées et formant un os unique, le sacrum;
4 vertèbres coccygiennes soudées en un tout petit os triangulaire, le coccyx, par lequel se termine la colonne vertébrale

Ostéopathie et Pathologies

L’Ostéopathie fait sienne d’utiliser un arsenal de techniques ayant pour but d’éliminer les tensions physiques dans l’organisme. Ces tensions sont avant tout des tensions musculaires ou des tensions de leurs téguments (fascias) ou des tendons et ligaments autour des articulations.

Le corps est holistique. Il convient de le prendre en compte globalement. Il est comme une toile d’araignée : Il y a les fils principaux qui partent du centre de la toile et les fils circulaires partent du centre vers l’extérieur.

Lorsque l’on tire sur n’importe quels fils, la toile d’araignée va communiquer cette modification de tension à tous les autres fils. C’est ce qu’on appelle un « équilibre de tensions partagées ». Notre corps remplit sa fonction en « équilibre de tensions partagées ».

La moindre perturbation (stress, mauvaise posture, accident, maladie, etc.) qui affecte le corps dans l’un ou l’autre de ses systèmes (musculo-squelettique, digestif, neurologique, vasculaire, hormonal, etc.) aura une influence sur l’équilibre général d’un individu. Par reaction le corps va chercher à s’adapter mais s’il n’y arrive pas, il y aura un déséquilibre avec pour conséquence une contraction musculaire qui peut, par exemple, gêner le retour circulatoire comme elle peut aussi avoir d’autres conséquences comme l’apparition d’une maladie.

Conclusion :

Quant une tension anormale est localisé dans le corps, peu importe l’endroit, du fait de la continuité des tissus et de l’équilibre des tensions partagées, car cette tension va se répercuter et se transmettre à tous les autres tissus.

La Vertèbre Déplacée

Il existe par contre une légende : celle de la vertèbre déplacée, dans laquelle il est dit que l’ « Ostéopathie Manipulatrice ou la Chiropractie » replace les vertèbres.

C’est une notion qui a été acceptée par les Patients ainsi que par les Médecins car les personnes préfèrent les choses simples. Mais la réalité est beaucoup plus complexe.

On a besoin d’être rassuré. Si on a mal quelque part, ce n’est pas grave, c’est le hasard, un incident sans conséquence… Même si cela se répète assez souvent on ne peut pas, et on ne veut pas croire que ce soit le fait d’une faiblesse déterminée. Dans ces conditions, pourquoi se poser des questions ? J’ai une vertèbre de travers mais pas de problème, je vais me la faire remettre en place et tout ira pour le mieux, et je serais à nouveau neuf et opérationnel.

Mais oui voilà ! Personne n’a jamais pu, à l’aide d’une radio, nous faire voir une vertèbre déplacée. Et ce, malgré notre technologie à la pointe de l’imagerie, les vertèbres déplacées restent désespérément invisibles. A moins d’un choc tres violent (accident de la route, chute d’une echelle etc…), une vertèbre ne peut pas se deplacer. Le terme de subluxation qui désigne tout simplement un dysfonctionnement articulaire est plus correct.

Jouer à se faire craquer les doigts n’est pas un traitement car le craquement ne soigne pas ! Ce serait beaucoup trop simple.

Ce que l’on prend et que l’on soigne généralement par une manipulation n’est pas un problème d’os contrairement à ce que les gens croient mais c’est habituellement une petite entorse, autrement dit un étirement ligamentaire, que les experts nomment « dérangement vertébral mineur ».

Par voie réflexe cet étirement ligamentaire déclenche une contracture musculaire douloureuse qui correspond au réflexe de défense salutaire des muscles autour de la colonne pour immobiliser celle-ci et l’inhiber dans ses mouvements qui seraient douloureux ou qui amplifieraient la déchirure ligamentaire donc le déséquilibre de la colonne.

Le corps est intelligent et génère donc un moindre mal, la contracture musculaire, afin de protéger la colonne vertébrale et de son contenu, la moelle épinière et les nerfs.

Ce qu’il faut déterminer c’est pourquoi dans cette zone et à ce moment précis ?

Comme chacun le sait, quant on l’a vécue, la contracture musculaire douloureuse se propage sur une grande distance : de fait on a mal tout le long du dos ou du cou et bien au-delà d’une articulation entre deux vertèbres, faisant dire que ce n’est pas un problème localisé.

Il n’existe pas de vertèbre isolée donc ce qu’il est nécessaire de déterminer c’est de comprendre ce qui a provoqué ce dérangement vertébral. La question c’est pourquoi un mouvement fait quotidiennement sans problème, ou un mouvement que les autres font sans incidence, ou un mouvement normal, devient-il source de problème à ce moment précis et ce jour-là ?

Mais surtout pourquoi est-ce dans cette zone précise ? Le corps étant composé de 33 vertèbres, pourquoi cette vertèbre là fait-elle mal et pas celle d’ à coté ? Et pourquoi chez une même personne c’est fréquemment la même vertèbre qui fait mal ?

Le raisonnement qu’il faut se poser c’est :

Quelles sont les chaines musculaires qui sont reliées à cette vertèbre pour qu’elle ne remplisse plus son rôle normal de fonctionnent et pour que naisse cette faiblesse d’adaptation à la vie de tous les jours ou à l’effort ?

On peut comparer les chaines musculaires à un chiffon. Quand on torsade le chiffon, ce n’est pas à l’endroit de la torsion que se localise la cause de la torsion, mais aux deux extrémités. Se focaliser à redresser la torsion ne résout rien, car les deux extrémités restent en tension.

De même qu’une opération pour une sciatique ne peut pas engendrer un rééquilibrage du corps. On supprime le problème local et c’est déjà très important pour enlever la douleur mais les tensions qui ont données naissance à cette hernie discale sont toujours en place.

Quand on enlève un bout d’amortisseur la pression se fait plus importante sur les autres parties. L’intervention astreint les articulations adjacentes à bouger plus, et finalement à souffrir tôt ou tard.

La libération des contractions musculaires ayant engendrée cette Hernie est absolument indispensable en complément de l’intervention chirurgicale. Enlever le bout qui fait mal et qui dépasse sans se préoccuper du reste ne règle que le problème à moitié.

Cette levée des tensions peut se faire directement ou de façon réflexe, à intervalle du trouble car il existe aussi des tensions dans les organes qui peuvent traduire la maladie de l’organe lui meme mais aussi parfois des troubles du fonctionnement de l’organe pouvant arriver de façon réflexe simple par un dysfonctionnement de la vertèbre en ligne droite avec cet organe, ou se présenter par un dysfonctionnement d’une vertèbre plus éloignée (voire d’un autre organe).

Cela légitime les innombrables méthodes de traitements. Le fait d’opposer par conviction ou par idéologie thérapeutique les manipulations avec bruit articulaire (manipulations dites « structurelles ») aux manipulations sans bruit articulaire (manipulations dites « soft » ou « douces ») est un débat inutile. C’est uniquement la pathologie et l’age du patient qui détermine le type de techniques à employer.

Et l’arthrose alors !

C’est une fatalité ma pauvre dame ! C’est la hantise des Patients et de leurs Médecins. Elle concerne 60% des personnes de plus de 60 ans et c’est la seconde cause d’invalidité en France.

Elle est déclinée comme une usure prématurée des cartilages et des os des articulations. De nos jours la recherche médicale s’appuie avant tout sur les médicaments pouvant renforcer la résistance à l’usure du cartilage.

Encore une fois, la question c’est pourquoi ? Pourquoi ce cartilage finit-il par s’éroder dans une articulation et pas, ou moins, dans une autre ? Question de frottement.

Pour saisir le sens de ce qui se passe dans les articulations, il faut visualiser un système à base d’engrenages. Aussi longtemps que les engrenages sont dans le même axe, tout va bien, le système œuvre avec un minimum d’usure.

Si les engrenages ne sont plus dans le même axe, aussi minime que soit ce décalage axial, des tensions anormales dans les engrenages vont d’abord apparaître : les douleurs musculaires et ligamentaires que les patients perçoivent au commencement.

Par la suite, au fur et à mesure qu’un engrenage frotte de travers sur un autre engrenage, cela va engendrer une usure anormale des engrenages. Cette usure anormale c’est l’arthrose.

Le traitement de l’arthrose, ce n’est pas la gymnastique qui répète tout le temps les frottements anormaux sur un organisme fonctionnant de travers !

L’arthrose précoce peut survenir par la pratique intensive du sport surtout si on commence jeune, si on force trop son talent et si on a eu des accidents répétés.

La méniscectomie, largement appliquer après les accidents sportifs ou non, déséquilibre l’articulation du genou et les articulations voisines et finit par mener à l’arthrose dans 30 à 60 % des cas.

Il faut avoir à l’esprit qu’en ce qui concerne l’arthrose ce n’est pas les déformations osseuses ou articulaires qui font endurer les douleurs. Ceci est confirmé par l’expérience des médecins, qui sur des radiographies affichant des lésions importantes chez des patients, ne souffrant d’aucunes douleurs.

Et inversement certaines personnes endurent des douleurs atroces bien que les radiographies ne montrent presque rien. A partir d’un certain age tout le monde à de l’arthrose.

Ce qui souffre le plus autour des articulations ce sont les tissus mous qui ne sont pas visibles sur une radio ainsi qu’une mauvaise circulation du sang!

Un patient qui souffre le matin, en ayant passé une radio, c’est le même patient et la même radio, quand il ne souffre plus le soir ! Le mouvement est très important mais vouloir faire de la marche quand on a les genoux et les hanches complètements usés est aberrant. Le vélo d’appartement est le meilleur sport pour une personne âgée car il n’y a aucune contrainte lié à la masse corporelle.

L’arthrose est aussi une forme de rouille de l’organisme crée par l’absence de mobilité. Prenons un écrou et une vis et mettons les dehors pendant 1 an. Ils vont se rouiller et se souder l’un à l’autre. Le fait de les visser et de les deviser de temps en temps empêchera la rouille de s’accumuler et ils seront libre de mouvements. C’est le principe de l’Ostéopathie. Faire bouger les articulations que le patient ne peut pas faire lui même l’une part rapport  à l’autre pour permettre à l’énergie nerveuse et sanguine de circuler librement